dimanche 21 février 2016

Aux papayers




Oh! Papayer

Les Tropiques
Pour beaucoup de gens
Riment avec palmiers et cocotiers
Pour moi
C’est le papayer
Dans notre cour arrière...
 Et pourtant…
Il ne paye pas de mine
Ce papayer
Un tronc spongieux
et pour branchages
Une touffe de tiges...
Un vrai gringalet!



Même les trottoirs!
 
 






Si discret aussi
Il passe inaperçu 
Alors qu’on en plante
Partout
Jusqu'en ville
Dans les cours arrière
et même le long de trottoirs


Insignifiant?

C’est que…
Un quart de papaye
Au déjeuner
Tous les matins
Pendant vingt ans
Oh! Papaye!
Tu fais revivre
Toute mon enfance
Équatoriale
Ta chair orangée
Parfumée, raffinée
Un peu de lime
Et tu t'exprimes
Tu es au melon
Ce que le poireau
 Est à l'oignon
 

Oh! Papayer
Si généreux
Tes immenses feuilles
Voltaïques
Produisent tant de fruits
Et si dodus
Comment fais-tu?
Tu ne payes pas de mine
Pourtant
Pour moi
Tu es on ne peut plus
 SIGNIFIANT



2 commentaires:

  1. Merci, Marie. Hommage bien mérité: j'ai déjeuné d'un quart de papaye la veille de mon retour au Canada. Un genre d'adieu...

    RépondreEffacer