jeudi 30 janvier 2014

La « Civil List » et Pro Musica

Lundi 13 janvier

Petit-déjeuner...
Donna, les papilles en éveil, hume déjà l’irrésistible arôme que dégagera le café « French Roast » qu’on vient d’acheter au marché bio. Mauvaise surprise : il est en grains! Et il n’y a de moulin à café ni à la casita, ni chez Jo.
Qu’à cela ne tienne...  Jo mettra une annonce sur la « Civil List ».
- Nous : ???
- Jo : C’est un site web sur lequel on peut faire de la publicité pour des activités ou placer des appels à l’aide!
Une autre des ces initiatives qui favorisent les rapports entre membres de la communauté de langue anglaise du coin.

À peine un jour plus tard, une réponse, déjà! On nous invite à venir moudre notre café  uelque part au bout de la ville, dans un quartier où les résidents préfèrent qu'il n'y ait pas de service d'autobus. Question de prestige...
On prendra donc un taxi, une première depuis que nous sommes à San Miguel.
Le quartier en question est effectivement pas mal excentré : il occupe une section où la vallée descend en pente douce vers le lac artificiel créé il y a une cinquantaine d’années pour approvisionner la ville en eau. Terrains spacieux, maisons luxueuses... et même, là-bas au loin, une espèce de petit château dont le parc s’achève dans le lac. Le chauffeur de taxi nous apprend qu’il appartient à un richissime avocat de la capitale, qui n’y passe que quelques semaines par année tout au plus.
Membre du fameux 1%, je présume...

Arrêt en face d'une maison dont le terrain longe les berges du lac. C’est une domestique qui nous ouvre la grille du jardin. On ne peut s'empêcher de penser aux deux kilomètres, sinon trois, qu'elle devra remonter à pied pour rejoindre l'arrêt d'autobus le plus proche, sur la grand route...

Deux petits chiens énervés et bruyants nous escortent jusque dans la cuisine où nous reçoit une dame on ne peut plus charmante... mais dont la vue nous déstabilise, aussi bien Donna que moi. Contraste saisissant entre un corps tout menu habillé à la mode adolescente et un visage qui a dû passer on ne sait combien de fois entre les mains de chirurgiens plastiques. Cheveux crêpés, maquillage épais, ongles vernis longs de deux centimètres, bagues grosses comme des cailloux : une vraie caricature de ce que peut devenir, en vieillissant, une femme-ornement qui s’accroche à ce rôle...

Mais si gentille! Si serviable! Si accueillante!

Durant les quelques minutes que cela nous prend pour moudre notre café, elle nous raconte de grands pans de sa vie : son installation à San Miguel; sa  lutte contre le cancer; son bénévolat sur place... Nous apprenons ainsi qu’elle donne un coup de main à Pro Musica. Eh! Mais nous étions au concert d'hier! Elle aussi ? Que le monde est petit!
Elle nous explique que si nous ne l’avons pas reconnue, c’est qu’hier elle portait une perruque. Elle avait même planté de guingois, dans ces longs cheveux blonds à la Bardot, un si mignon petit chapeau « fascinator » à la Kate Middleton.
Pincement de coeur...

Elle nous raconte Pro Musica. C’est un avocat – d’origine britannique celui-là – qui a mis ce programme sur pied, une ou deux années après son arrivée à San Miguel, il y a huit ans. Depuis, grâce à une armée de bénévoles et à des appels au mécénat, Pro Musica offre une programmation complète de musique classique d’octobre à avril. En outre, ils arrivent à financer des cours de musique gratuits pour plus de 750 élèves dans plusieurs écoles secondaires de la ville.


 

Nous aurons donc l’occasion de nous revoir aux deux prochains concerts qui se donneront en ville avant notre départ, auxquels nous avons bien l’intention d’assister : un duo piano/violoncelle le 18 janvier, et l’ « Orquestra Barroca Mexicana » le vendredi 24 janvier.

Ce sac de café aura fini par nous coûter plutôt cher...
Mais sans lui, l'aurait-on eue, cette courte incursion dans la sphère des plus-que-privilégiés de cette terre?
 
                     
 
À gauche, le quatuor Afiara...
À droite, le violoncelliste Evan Drachman, accompagné de Jo Sanders, notre propriétaire, bénévole responsable du comité "Hébergement des musiciens".
Photo prise après le concert: le violoncelle a déjà été remisé!
Le pianiste?  Richard Dowling, qui adore les compositeurs français: Ravel, Fauré, Debussy...
 
 
 

 
 

Une invitation à souper!

Dimanche 12 janvier

Comme je le mentionnais hier, beaucoup de « Gringos » vivent à San Miguel...

Après la deuxième guerre mondiale, la vie étant bien moins chère au Mexique, beaucoup d’ex-militaires américains gratifiés de bourses sont venus étudier à cet Instituto Allende que j’ai déjà mentionné hier. Bientôt s’est constitué un dynamique groupe d’artistes  auquel sont venus se greffer une multitude de jeunes retraités.
Et ça ne dérougit pas depuis. Notre hôtesse, Jo Sanders, est de ceux-là.

Depuis ces décennies qu’ils sont là, vu leur nombre, ces anglophones ont tissé ici une véritable petite communauté, avec ses institutions, ses us et ses coutumes. Ainsi, on trouve à San Miguel entre autres une église anglicane qui leur sert aussi de centre communautaire ainsi qu’un petit journal qui se veut bilingue : Atención!

C’est ce journal qui nous apprend que, durant la haute saison touristique, il y a ici des concerts de musique classique toutes les fins de semaine. Ce dimanche soir, il y a justement – Oh! coïncidence! – un ensemble en provenance du Canada, le « Afiara String Quartet », quatuor en résidence à la Glenn Gould Proffessional School de Toronto.
C’est à la St. Paul’s Church... à moins de vingt minutes à pied de chez nous.
En route!

 Billetterie et entracte en plein-air!
 

Nous voilà bientôt tous installés dans les bancs d’église, un peu à la rude, à quatre ou cinq de front. Donna et moi discutons de choses et d’autres.

Son voisin se tourne vers elle, ravi: « Vous parlez français! »

Et c’est ainsi qu’on fait la connaissance d’un francophile, qui passe le plus clair de ses vacances à Paris. Il était chef du département des arts dans une école secondaire à Toronto - deuxième coïncidence! - alors que sa conjointe a fait carrière à la mairie de Scarborough, là où Donna habite depuis 23 ans  - troisième coïncidence! Jamais deux sans trois n’est-ce pas?
Elle vient chaque année à San Miguel depuis dix ans et y a même acheté une maison.

À l’entracte, jase, jase, jase. Que James a du plaisir à manier la langue de Molière!
À la sortie de l’église, nous étions invitées à aller souper chez eux un soir de la semaine prochaine.

Wow!

mercredi 29 janvier 2014

Achat local : produits bio et artisanaux

Samedi 11 janvier

 

Ce matin, nous décidons d’aller nous approvisionner pour la semaine au marché bio, situé à dix minutes à peine à pied de notre casita, dans une des multiples cours d’une ancienne hacienda fortifiée qui, si mes calculs sont bons, devait couvrir à elle toute seule près de 32 hectares (800 x 400 m.).
La ville l’ayant « rattrapée », elle a été divisée en quelques propriétés, dont celle de l’Institut Allende (où nous irons suivre des cours bientôt) et celle d’un des plus grands et luxueux hôtels de la ville.

Depuis la rue San Antonio, on ne voit que ses hauts murs d’enceinte en pierres, un peu rébarbatifs, mais comme partout ailleurs, cette véritable muraille cache de petits bijoux : patios avec fontaines et autres petites cours communiquant entre elles par des passages voûtés. Un immense parc y abrite cette petite chapelle privée, où officiait l'aumônier attitré de l'hacienda. 



 
Et si on faisait le tour du marché ensemble?

Les maraîchères à leur affaire...


 
Tout fait maison : confitures, coulis, miel, pâtisseries, café, yogourts, fromages...
Sans parler de la section artisanale: tapis, coussins, vêtements, bijoux, parfums, savons, chandelles...
Ouf!
Et comme partout en ville, on y trouve aussi, évidemment, de quoi se mettre sous la dent!

         

 
                                                        Tortillas et frijoles

 
 
Le marché, c'est un endroit où se retrouve plein de monde... (Oui, oui, j'ai trouvé ça toute seule!)

Ne voilà-t-il pas alors qu'on y reconnaît une des personnes avec lesquelles on a visité les pyramides il y a quelques jours.
Hola! Lynn! Como esta?
On dégustera ensemble chacune une délicieuse pointe de tarte tatin concoctée par une Française que le Mexique a envoûtée au point qu'elle y a pris racine et mari!
 

À quelques pas de nous, des musiciens on ne peut plus folkloriques...
 

Conscientisation

Ce marché n'existerait pas sans "TOSMA": Tianguis orgánica de San Miguel de Allende.
"Tianguis"? : le marché ambulant traditionnel des Mésoaméricains préhispaniques. Choix de mot reflétant bien l'esprit et les valeurs qui animent les organisateurs: produire de la nourriure comme Mère Nature nous l'offre depuis les temps immémoriaux, sans traitements chimiques ou modifications génétiques...

On y trouve donc des kiosques d’information sur les techniques de l’agriculture bio. Ce fermier, p. ex., qui fait fabriquer son compost par des vers de terre, ou cette bénévole de SOL-SMA (Sustainable, Organic and Local - San Miguel de Allende) qui fait de la publicité pour des ateliers sur les potagers urbains. SOL!: Un nom fait  pour interpeler les hispanophones du coin. Car, il faut bien l'admettre, l'idée qui prend forme concrète ici vient manifestement du Nord...
La plupart des clients sont d'ailleurs des "gringos"...

 
 
 
 
Mais des "gringos" conscientisés! Conscient que ces valeurs ne font pas l'affaire des Monsanto et autres Nestlé de ce monde qui tiennent à mettre la main sur tout ce qui se mange et se boit sur terre...

C’est ainsi qu'un activiste nous informe sur le TPP (Trans-Pacific Partnership), un pacte commercial qui se négocie en catimini entre les États-Unis et onze autres gouvernements. La fuite de quelques documents en 2011 a démontré que « the TPP is not about trade at all, but is rather a corporate power grab that circumvents domestic judicial systems and undermines national sovereignty ».

Une attaque en règle contre le mouvement actuel de retour à des achats locaux ainsi que contre toute velléité gouvernementale de protéger ses ressources alimentaires (comme p. ex. de vouloir bannir les organismes génétiquement modifiés ou d'en exiger l’étiquetage). Ce pacte assurerait aux grands de l'industrie pharmaceutique le monopole sur des tas de médicaments brevetés. Il permettrait également de restreindre certaines libertés dans Internet, stimulerait la déréglementation financière et donnerait aux entreprises le pouvoir de faire reculer des lois environnementales.

De quoi affecter des milliards de personnes dans leur vie quotidienne...
Les médias conventionnels nous en parlent-ils?
Pour infos:  flushthetpp.org    –    citizenstrade.org    –    citizen.org/tpp    –    eff.org/issues/tpp

dimanche 26 janvier 2014

Les "Gringos"

Dimanche 12 janvier

Comme je le mentionnais hier, beaucoup de « Gringos » vivent à San Miguel...

Après la deuxième guerre mondiale, la vie étant bien moins chère au Mexique, beaucoup d’ex-militaires américains gratifiés de bourses sont venus étudier à cet Instituto Allende que j’ai déjà mentionné hier. Bientôt s’est constitué un dynamique groupe d’artistes  auquel sont venus se greffer une multitude de jeunes retraités.
Et ça ne dérougit pas depuis. Notre hôtesse, Jo Sanders, est de ceux-là.

Depuis ces décennies qu’ils sont là, vu leur nombre, ces anglophones ont tissé ici une véritable petite communauté, avec ses institutions, ses us et ses coutumes. Ainsi, on trouve à San Miguel entre autres une église anglicane qui leur sert aussi de centre communautaire ainsi qu’un petit journal qui se veut bilingue : Atención!

C’est ce journal qui nous apprend que, durant la haute saison touristique, il y a ici des concerts de musique classique toutes les fins de semaine. Ce dimanche soir, il y a justement – Oh! coïncidence! – un ensemble en provenance du Canada, le « Afiara String Quartet », quatuor en résidence à la Glenn Gould Proffessional School de Toronto.
C’est à la St. Paul’s Church... à moins de vingt minutes à pied de chez nous.
En route!

 Billetterie et entracte en plein-air!


Nous voilà bientôt tous installés dans les bancs d’église, un peu à la rude, à quatre ou cinq de front. Donna et moi discutons de choses et d’autres.

Son voisin se tourne vers elle, ravi: « Vous parlez français! »

Et c’est ainsi qu’on fait la connaissance d’un francophile, qui passe le plus clair de ses vacances à Paris. Il était chef du département des arts dans une école secondaire à Toronto - deuxième coïncidence! - alors que sa conjointe a fait carrière à la mairie de Scarborough, là où Donna habite depuis 23 ans  - troisième coïncidence! Jamais deux sans trois n’est-ce pas? Elle vient chaque année à San Miguel depuis dix ans et y a même acheté une maison.

À l’entracte, jase, jase, jase. Que James a du plaisir à manier la langue de Molière!

À la sortie de l’église, nous étions invitées à aller souper chez eux un soir de la semaine prochaine.

Wow!

mercredi 22 janvier 2014

Patrimoine de l'humanité

Hier, je disais qu'il était bien difficile de ne pas marcher le nez en l'air, tellement l'architecture est belle par ici.
Une image valant mille mots, place au photos!

La ville au pied du "mirador", avec au loin, la Cordillère (Sierra Madre)



     

La Parroquia, le monument-phare de la ville avec, du
côté de la Grand-Place, une statue de San Miguel.
 

               
La Calle Canal, une des principales artères est-ouest de la ville.
À droite, un vestige des profonds fossés qui entouraient le centre-ville.
 

 
L'église de la "Tercera Orden"

 



                    
 
Des clôtures en murs crénelés, aux couleurs ensoleillées... 
...comme celles des maisons ci-dessous!
 
       

 
 

De beaux murs en pierres aussi...

 
Partout des couleurs chaudes : coupoles sur le toit, murs des patios, bancs en ciment... 
 
  
 
Et des gargouilles, des plus simples aux plus raffinées, pour évacuer l'eau de pluie des terrasses.
 
 
 
Et toujours et partout, des tours, des tours, des tours...  
 
                                   
 
 
... surplombant souvent de grands édifices entourés de superbes arcades. 

Course à obstacles


Jo nous avait prévenues : San Miguel passe pour la capitale mondiale des entorses de chevilles.
 
Les rues sont constituées de cailloux de toutes tailles, que 400 ans d’usure ont à peine réussi à aplanir. Marcher là-dessus, c'est entreprendre un exercice de funambule...
Quant aux trottoirs, les gens ont heureusement utilisé des pavés au dessus un peu plus plat. Par contre, ils sont rarement assez larges pour pouvoir croiser quelqu’un et ils nous invitent à une véritable course à obstacles!
 
Au cours des siècles, le niveau des rues s’est en effet élevé petit à petit au-dessus de celui du rez-de-chaussée des maisons. Alors, devant chaque porte, on descend une ou deux marches pour remonter tout de suite après. À moins que les occupants aient décidé de transformer leur premier étage en rez-de-chaussée... auquel cas c’est un escalier qui barre la route!
 
Ajoutons à cela une pente raide devant chaque porte cochère; des arbres et des réverbères plantés en plein milieu des trottoirs; les plaques disparues sur un regard de chaussée sur trois, du fond desquels des installations électriques nous défient de les écraser; les trous placés le long des murs d’où émergent ces magnifiques bougainvilliers qui ornent tant de façades...
 
Par où je passe? Par la droite ou par la gauche?
 
... et vous comprendrez les mots d’ordre de Jo :
« Ne regardez jamais autour de vous en marchant. Gardez toujours les yeux sur vos pieds! ».  
 
Difficile à faire, quand il y a tant de belles choses à voir...

lundi 20 janvier 2014

La Rose du Petit Prince...

Vendredi 10 janvier

Par ici, le soleil se lève vers 7 heures du matin, justement l’heure à laquelle je me réveille. Donna, elle, dort en général une petite heure de plus. Attente que je mets à profit pour m'avancer dans mes lectures.
Plongée dans un roman
 
 
Ah! Qu'il fait bon au soleil!
 
C’est ainsi que j’ai lu – en anglais, ironiquement, vu que la bibliothèque de la casita n’offre de livres que dans cette langue  The tale of the rose de Consuelo de Saint-Exupéry : « The love story behind The Little Prince » annonce le plat-recto du livre.

Point de vue d’une femme que son mari trimbale de tous côtés au gré de ses besoins ou de ses passions, la mettant le plus souvent devant des faits accomplis. Une fois installé à Paris, il mène la vie effrénée d’un auteur à la mode, adulé par toutes les jeunes premières en ville.
Épuisement, irritabilité, jalousie : Consuelo n’en peut plus.

Et c’est ainsi que commence une longue séparation, sans rupture toutefois, elle à la campagne, lui à Paris d’abord, puis à New-York. La guerre, déclenchée, il  la laissera se débrouiller seule pendant deux ans en France avant de la rapatrier aux États-Unis. Et pourtant, chaque fois qu’elle tente de se libérer de son emprise, il la ramène à lui, elle chez qui la moindre marque d’affection de sa part fait fondre toute velléité d’envol.

Longue désunion qui prend fin lorsqu’elle se décide finalement  à demander le divorce après que, à New-York, il l’ait installée dans un appartement séparé du sien. Et c’est durant leur deuxième vie commune à New-York, une fois qu’il eut recommencé à vivre avec « sa Rose », qu’il écrivit Le Petit Prince.


Consuelo  s’est confiée sur papier un an ou deux après la mort de son mari, mais elle n’a jamais publié son histoire. Et ce, même si la maîtresse parisienne de Saint-Exupéry – qui supportait financièrement son amant –  avait fait un portrait peu flatteur d’elle dans la biographie qu’elle a publiée sur St-Ex.  en 1949. La version de Consuelo, retrouvée par accident, n’est parue qu’en 2001, vingt après la mort de son auteure.

Un éclairage inestimable pour tout admirateur du « Petit Prince »...

samedi 18 janvier 2014

Notre casita

 
Le jeudi 9 janvier

Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter la petite maison ("casita") que nous occupons à San Miguel. Elle est située à seulement 20-25 min. à pied du centre ville, dans le quartier San Antonio de Padua.



L'église de la paroisse de Saint-Antoine de Padoue
Comme la grande majorité des propriétés par ici, notre terrain est entièrement entouré de hauts murs hérissés de tessons ou surmontés d'une grille la plupart du temps électrifiée. Le mur donnant sur la rue est percé d'une porte cochère pour permettre l'accès aux voitures ainsi que d'une plus petite porte pour les habitants.
Ainsi, quand on se promène dans ces rues bordées sans interruption de hauts murs, on a l'impression que tout est entièrement bâti. Mais si par hasard une de ces portes est entrouverte, quelle surprise que de se trouver presque toujours en présence d'une vaste cour intérieure souvent aménagée en patio où une végétation luxuriante entoure une petite fontaine romantique plantée en plein milieu.

 

Et c'est le cas de la maison qu'on habite.
Au milieu, un jardin qui se prolonge jusqu'au mur du fond.  
À gauche du jardin la maison de Jo Sanders, la propriétaire...


  


                                                                          ... et à droite du jardin, notre "casita".
 

 
Chaque maison dispose d'une terrasse. Celle de Jo donne sur une petite piscine. On la soupçonne sur la photo en haut à droite (le petit trait bleuté). Celle de la casita est séparée du jardin central par un bel arbre et quelques arbrisseaux.

L'intérieur est très spacieux et joliment aménagé, avec des arches qui se font écho d'une pièce à l'autre. Meubles massifs en bois sculpté, bibelots et cadres de bon goût.
Cuisine toute équipée; télé, internet et téléphone; lit double dans la chambre et "sofa-futon-lit-double" dans le salon... Bref, tout le confort qu'on peut trouver en Amérique du nord, y compris d'efficaces chaufferettes au gaz qu'on apprécie grandement le matin au lever. À 1900 mètres d'altitude, les nuits sont fraîches, autant l'été que l'hiver...




    






                        

 

Superbe salle de bain: douche en céramique, vitrail dans la fenêtre, bassin de lavabo en céramique multicolore...
Quelle chance que Donna a comme amie cette personne qui vient loger ici tous les ans depuis des années... et qui nous a refilé ce magnifique tuyau!
Quant à Jo, on ne pourrait rêver d'hôtesse plus gentille et prévenante qu'elle!