mardi 7 janvier 2014

Transhumance

Transhumance?  Selon Wiki, c'est la migration périodique de bétail de la plaine vers la montagne et vice-versa, en fonction des conditions climatiques et donc de la saison. Partis au lever du jour, sous la houlette du berger et de ses chiens... Le 3 janvier dernier, nous étions de la partie.

Debout à 4h45; taxi pour l'aéroport à 5h45, cohue aux bornes d'enregistrement, troupeau se précipitant vers l'entonnoir de sécurité où il se fait étirer sur une centaine de mètres, entre des barrières de nylon, en une longue file étroite. Et nous voilà, zigzaguant à la queue-leu-leu, comme ces moutons bien sages qui, le printemps venus, gravissent les sentiers de montagne à peine plus larges que chemins de charretier.

Court arrêt au salon "Feuille d'érable" d'Air Canada pour un petit-déjeuner bien mérité, le beau-fils de Donna nous ayant refilé deux laisser-passer. Et bien nous en prit! Car le départ, prévu pour 8h30, fut repoussé plusieurs fois, notre avion n'arrivant toujours pas... Une fois dans l'avion, après la joyeuse bousculade qui accompagne le rangement des bagages, autre longue attente, assises dix de front dans nos sièges, le grand froid entravant les activités logistiques sur le tarmac (-22°C). Et nous voilà enfin parties pour la gloire, dans un joli coude à coude, coincées dans les quelques centimètres cube de volume que les compagnies d'aviation allouent à chaque passager. Destination: le plateau haut de 2400 mètres sur lequel la ville de Mexico continue d'étendre ses tentacules...

À notre descente d'avion, comme ces brebis qui se précipitent sur l'herbe tendre à leur l'arrivée en haut de la montagne, nous voilà en train d'avaler goulûment tout ce beau vert qui nous entoure... nous qui ne voyions plus que du blanc depuis un bon mois. Un vert parsemé quand même de taches brun-ocre par-ci par-là, la saison sèche commençant à faire ses ravages... Une belle température de 20°. Bye-bye manteaux, bonjour lunettes de soleil et chapeaux!

                                
Et nous voilà, six rescapés de l'hiver canadien, à bord d'une navette qui nous emmène à San Miguel-de-Allende, un autre 500 mètres plus haut. Autoroute dans une plaine à vocation plutôt agricole, puis, on pénètre la montagne. Bientôt un paysage de garrigue, puis un genre de "forêt" bien bizarre, constituée d'immenses cactus dont les lourdes branches sont soutenues par celles d'arbrisseaux avec lesquels ils vivent en symbiose. On a vraiment changé de planète...
Que les tribulations du voyage sont vite oubliées!


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