lundi 13 janvier 2014

Réchauffement climatique : d'Indiens à cow-boys

Après-midi du 7 janvier...
La visite de la pyramide achevée, nos estomacs crient famine. Notre dîner nous attend dans un ranch perdu en plein milieu de ce vaste plateau désolé, lacéré de petits canyons, où errent quelques vaches, ici et là. Les voyez-vous? Ces petites taches blanches, là, en haut à gauche?...
À se demander comment elles trouvent vaille que vaille de quoi brouter!
Comment, par le passé, des paysans ont-ils pu tirer de cette terre assez de nourriture pour libérer des corvées agricoles toute une classe de gens se consacrant uniquement à la politique/religion? C’est que le réchauffement de la planète, entamé il y a 12 000, n’avait pas encore atteint l’ampleur qu’on lui connait aujourd’hui. Il y a 1500 ans, ici, le climat était beaucoup moins aride.

Ainsi, inexorablement, siècle après siècle, Hmu’ye, le "Seigneur de la pluie", se faisait de plus en plus tirer l’oreille. Vers 1050, la région fut investie par des chasseurs-cueilleurs, dont le mode de vie nomade était bien mieux adapté à ce milieu devenu ingrat. Il a dû arriver quelque chose de soudain, car les prêtres sont partis à la hâte, sans emmener avec eux la momie de leur ancêtre-totem, vieille de plus de 1700 ans, que les Otomi avaient toujours déplacée avec eux à chacune de leurs tribulations...

Et c'est ainsi que ces pyramides sont tombées dans l'oubli, se transformant petit à petit en buttes couvertes de végétation.

Le plus authentique des repas mexicains
Après une vingtaine de minutes sur une route de terre extrêmement cahoteuse, nous voici enfin arrivés au ranch.


Pour arrondir les fins de mois, on y a multiplié les sources de revenus: les "vaqueros" organisent des excursions à cheval dans les canyons du coin; les femmes, elles, servent des repas dans la salle à manger/terrasse de leur maison.
            
Voici un aperçu de cette ferme, dont l'étendue est immense: bâtiments, clôtures en pierres sèches, retenue d'eau couverte d'algues (derrière l'agave), "grange" en plein-air... et même une vraie "bécosse", comme dans le vieux temps par chez nous!


 
 




  

 


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