Ce
matin, nous décidons d’aller nous approvisionner pour la semaine au marché bio,
situé à dix minutes à peine à pied de notre casita, dans une des multiples cours
d’une ancienne hacienda fortifiée qui, si mes calculs sont bons, devait couvrir à elle toute seule près de
32 hectares (800 x 400 m.).
La
ville l’ayant « rattrapée », elle a été divisée en quelques propriétés,
dont celle de l’Institut Allende (où nous irons suivre des cours bientôt) et
celle d’un des plus grands et luxueux hôtels de la ville. Depuis la rue San Antonio, on ne voit que ses hauts murs d’enceinte en pierres, un peu rébarbatifs, mais comme partout ailleurs, cette véritable muraille cache de petits bijoux : patios avec fontaines et autres petites cours communiquant entre elles par des passages voûtés. Un immense parc y abrite cette petite chapelle privée, où officiait l'aumônier attitré de l'hacienda.

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Tout fait maison : confitures, coulis, miel, pâtisseries, café, yogourts, fromages...
Sans parler de la section artisanale: tapis, coussins, vêtements, bijoux, parfums, savons, chandelles...
Ouf!
Et comme partout en ville, on y trouve aussi, évidemment, de quoi se mettre sous la dent!
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Ne voilà-t-il pas alors qu'on y reconnaît une des personnes avec lesquelles on a visité les pyramides il y a quelques jours.
Hola! Lynn! Como esta?
On dégustera ensemble chacune une délicieuse pointe de tarte tatin concoctée par une Française que le Mexique a envoûtée au point qu'elle y a pris racine et mari!
À quelques pas de nous, des musiciens on ne peut plus folkloriques...
Conscientisation
Ce marché n'existerait pas sans "TOSMA": Tianguis orgánica de San Miguel de Allende.
"Tianguis"? : le marché ambulant traditionnel des Mésoaméricains préhispaniques. Choix de mot reflétant bien l'esprit et les valeurs qui animent les organisateurs: produire de la nourriure comme Mère Nature nous l'offre depuis les temps immémoriaux, sans traitements chimiques ou modifications génétiques...
On y trouve donc des kiosques d’information sur les techniques de l’agriculture bio. Ce fermier, p. ex., qui fait fabriquer son compost par des vers de terre, ou cette bénévole de SOL-SMA (Sustainable, Organic and Local - San Miguel de Allende) qui fait de la publicité pour des ateliers sur les potagers urbains. SOL!: Un nom fait pour interpeler les hispanophones du coin. Car, il faut bien l'admettre, l'idée qui prend forme concrète ici vient manifestement du Nord...
La plupart des clients sont d'ailleurs des "gringos"...
Mais des "gringos" conscientisés!
Conscient que ces valeurs ne font pas l'affaire des Monsanto et autres Nestlé de ce monde qui tiennent à mettre la main sur tout ce qui se mange et se boit sur terre...
C’est
ainsi qu'un activiste nous informe sur le TPP
(Trans-Pacific Partnership), un pacte commercial qui se négocie en catimini
entre les États-Unis et onze autres gouvernements. La fuite de quelques
documents en 2011 a démontré que « the TPP is not about trade at all, but
is rather a corporate power grab that circumvents domestic judicial systems and
undermines national sovereignty ».
Une attaque en règle contre le mouvement actuel de retour à des achats locaux ainsi que contre toute velléité gouvernementale de protéger ses ressources alimentaires (comme p. ex. de vouloir bannir les organismes génétiquement modifiés ou d'en exiger l’étiquetage). Ce pacte assurerait aux grands de l'industrie pharmaceutique le monopole sur des tas de médicaments brevetés. Il permettrait également de restreindre certaines libertés dans Internet, stimulerait la déréglementation financière et donnerait aux entreprises le pouvoir de faire reculer des lois environnementales.
Une attaque en règle contre le mouvement actuel de retour à des achats locaux ainsi que contre toute velléité gouvernementale de protéger ses ressources alimentaires (comme p. ex. de vouloir bannir les organismes génétiquement modifiés ou d'en exiger l’étiquetage). Ce pacte assurerait aux grands de l'industrie pharmaceutique le monopole sur des tas de médicaments brevetés. Il permettrait également de restreindre certaines libertés dans Internet, stimulerait la déréglementation financière et donnerait aux entreprises le pouvoir de faire reculer des lois environnementales.
De quoi affecter des milliards de personnes dans leur vie quotidienne...
Les médias conventionnels nous en parlent-ils?
Pour infos: flushthetpp.org – citizenstrade.org – citizen.org/tpp – eff.org/issues/tpp
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