lundi 20 janvier 2014

La Rose du Petit Prince...

Vendredi 10 janvier

Par ici, le soleil se lève vers 7 heures du matin, justement l’heure à laquelle je me réveille. Donna, elle, dort en général une petite heure de plus. Attente que je mets à profit pour m'avancer dans mes lectures.
Plongée dans un roman
 
 
Ah! Qu'il fait bon au soleil!
 
C’est ainsi que j’ai lu – en anglais, ironiquement, vu que la bibliothèque de la casita n’offre de livres que dans cette langue  The tale of the rose de Consuelo de Saint-Exupéry : « The love story behind The Little Prince » annonce le plat-recto du livre.

Point de vue d’une femme que son mari trimbale de tous côtés au gré de ses besoins ou de ses passions, la mettant le plus souvent devant des faits accomplis. Une fois installé à Paris, il mène la vie effrénée d’un auteur à la mode, adulé par toutes les jeunes premières en ville.
Épuisement, irritabilité, jalousie : Consuelo n’en peut plus.

Et c’est ainsi que commence une longue séparation, sans rupture toutefois, elle à la campagne, lui à Paris d’abord, puis à New-York. La guerre, déclenchée, il  la laissera se débrouiller seule pendant deux ans en France avant de la rapatrier aux États-Unis. Et pourtant, chaque fois qu’elle tente de se libérer de son emprise, il la ramène à lui, elle chez qui la moindre marque d’affection de sa part fait fondre toute velléité d’envol.

Longue désunion qui prend fin lorsqu’elle se décide finalement  à demander le divorce après que, à New-York, il l’ait installée dans un appartement séparé du sien. Et c’est durant leur deuxième vie commune à New-York, une fois qu’il eut recommencé à vivre avec « sa Rose », qu’il écrivit Le Petit Prince.


Consuelo  s’est confiée sur papier un an ou deux après la mort de son mari, mais elle n’a jamais publié son histoire. Et ce, même si la maîtresse parisienne de Saint-Exupéry – qui supportait financièrement son amant –  avait fait un portrait peu flatteur d’elle dans la biographie qu’elle a publiée sur St-Ex.  en 1949. La version de Consuelo, retrouvée par accident, n’est parue qu’en 2001, vingt après la mort de son auteure.

Un éclairage inestimable pour tout admirateur du « Petit Prince »...

Aucun commentaire:

Publier un commentaire