Par
ici, le soleil se lève vers 7 heures du matin, justement l’heure à laquelle je
me réveille. Donna, elle, dort en général une petite heure de plus. Attente que
je mets à profit pour m'avancer dans mes lectures.
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C’est
ainsi que j’ai lu – en anglais, ironiquement, vu que la bibliothèque de la
casita n’offre de livres que dans cette langue –The
tale of the rose de Consuelo de Saint-Exupéry : « The love story
behind The Little Prince » annonce
le plat-recto du livre.
Point
de vue d’une femme que son mari trimbale de tous côtés au gré de ses besoins ou de ses passions, la mettant le plus
souvent devant des faits accomplis. Une
fois installé à Paris, il mène la vie effrénée d’un auteur à la mode, adulé par
toutes les jeunes premières en ville.
Épuisement, irritabilité, jalousie : Consuelo n’en peut plus.
Épuisement, irritabilité, jalousie : Consuelo n’en peut plus.
Et
c’est ainsi que commence une longue séparation, sans rupture toutefois, elle à
la campagne, lui à Paris d’abord, puis à New-York. La guerre, déclenchée, il la laissera se débrouiller
seule pendant deux ans en France avant de la rapatrier aux États-Unis. Et pourtant, chaque fois
qu’elle tente de se libérer de son emprise, il la ramène à lui, elle chez qui
la moindre marque d’affection de sa part fait fondre toute velléité d’envol.
Longue
désunion qui prend fin lorsqu’elle se décide finalement à demander le divorce
après que, à New-York, il l’ait
installée dans un appartement séparé du sien. Et c’est durant leur deuxième vie
commune à New-York, une fois qu’il eut recommencé à vivre avec
« sa Rose », qu’il écrivit Le
Petit Prince.
Consuelo s’est confiée sur papier un an ou deux après la mort de son mari, mais elle n’a jamais publié son histoire. Et ce, même si la maîtresse parisienne de Saint-Exupéry – qui supportait financièrement son amant – avait fait un portrait peu flatteur d’elle dans la biographie qu’elle a publiée sur St-Ex. en 1949. La version de Consuelo, retrouvée par accident, n’est parue qu’en 2001, vingt après la mort de son auteure.
Un
éclairage inestimable pour tout admirateur du « Petit Prince »...



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