vendredi 19 février 2016

La "Zona romántica"

Romantique?


Chaque fois que nous descendons vers la mer, nous traversons la « Zona romántica » de Puerto Vallarta. En connaissez-vous beaucoup, vous, des quartiers qui portent un nom aussi évocateur?

Il lui viendrait de l’idylle entre Liz Taylor et Richard Burton, dans les années soixante. Tout le gratin d’Hollywood s’y étant précipité à leur suite, ils y ont laissé en héritage tout l’arc-en-ciel des formes d’amour possibles et imaginables.


Pignon sur rue : magasins de lingerie fine,
pour femmes et pour hommes.
On a les décolletés qu’on peut…













Le culte du corps
Les rues avoisinantes foisonnent de bars, de restaurants et de discothèques, qui grouilleront de monde jusqu’aux petites heures du matin. L’anglais remplace l’espagnol. Il faut insister auprès des serveurs : « Por favor, en español. Estamos aprendiendo y necesitamos practicar! »

Bar "LA MARGARITA" 
Boisson nationale à base
de téquila et de jus de lime  

















Un bout de plage bien délimité : bloqué au sud par une crête montagneuse qui vient mourir dans la mer et, au nord, par le Malecón, promenade « fortifiée » qui protège le centre ville de la furie des vagues quand le vent s’y met. Il est assez rare que des ouragans se déchaînent sur Puerto Vallarta. Mais en 1971, Lily y causa de graves inondations, en refoulant les eaux de la rivière Cuale qui débordèrent jusqu’au parvis de la cathédrale et laissèrent la place principale sous deux mètres d’eau.

La "Plaza des armas" avec, à un bout l'océan (derrière les
cocotiers et les arches) et à l'autre, la cathédrale.

Le Malecón est maintenant surélevé par rapport à l’océan qu’il longe. Un jour qu’on s’y promenait, on entendit comme des tirs de mitraillettes. Arrêt. Autres tirs de mitraillettes. Arrêt. Prochaine salve… et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait dépassé d’une bonne centaine de mètres la courbe centrale de cette belle allée. Plutôt interloquées, les filles…

Un mystère que Dennis, l’ami de Donna, se fit un plaisir de nous expliquer quelques jours plus tard. Certains jours, les vagues sont tellement fortes qu’elles font rouler les galets les uns sur les autres. Ce que nous avions entendu, c’était le choc de milliers de pierres les unes contre les autres. Époustouflant!
À gauche, les galets et une de ces vagues qui les font rouler; à droite, une section du Malecón, déjà surélevé mais pas encore surmonté d'un parapet. Au fond, les hôtels du Nuevo Vallarta, réplique de toutes les stations balnéaires destinées au tourisme de masse, du genre "Forfait tout compris".

De gros galets, ce n’est pas très invitant. Les gens préfèrent de loin le sable fin qui borde la Zona romántica plus au sud. C’est donc là que se rendent les amateurs de bains de soleil et autres activités de bord de mer… malgré la puissance des vagues qui peuvent, ici aussi, faire de beaux ravages.


Ci-contre, un soir, ce bar du côté de la plage a dû
fermer pour cause d'inondation, tellement les
vagues étaient hautes et fortes.
 













"Playa de Los Muertos"
Pas pour rien que cet endroit se nomme « Plage des morts »! Malgré les panneaux et drapeaux prévenant les gens du danger, il y en a quand même pas mal qui se risquent à l’eau. Il nous est même arrivé une fois de voir un homme en difficulté, incapable de revenir vers la plage. Et pourtant, il était costaud.
La plupart des gens se rabattent donc sur des activités « assistées » : promenades en bateau, ski nautique, vols en parachute ascensionnel et même du « flyboard »!

Ce quai fut inauguré au début de années 90. Il fait la fierté des "Puerto-Vallartans"
https://www.facebook.com/AlmarResort/videos/503732509788902/
Donna et moi nous contentons de longues promenades les pieds dans l’eau.
Et de bonnes margaritas dégustées face aux vagues.

Ah!
On se croirait en vacances!
















Les tables et parasols plantés dans le sable sont toutefois la cible privilégiée des marchands ambulants et chanteurs de charme qui tentent d’extirper par-ci par-là quelques pesos aux touristes.

Ici, on ne voit de « Puerto-Vallartans » que les serveurs, les vendeurs d’artisanat et les amuseurs publics.


J'ai croisé ces Amérindiens tout à fait par hasard, sur l'île Cuale.
Ils se rendaient à la plage avec leurs instruments de musique.
Comme ces Amérindiens, beaucoup de locaux ne vivent plus sur place. Chaque jour, ils descendent des villages environnants. L’après-midi où nous sommes revenues du Jardin botanihttps://chemin--faisant.blogspot.ca/2016/01/de-fleurs-en-fleurs.htmlque, nous avons ainsi vu monter dans notre autobus un gars flanqué d’une guitare et d’une énorme flute de pan. Le soir même, nous avons entrevu des danseurs folkloriques divertir les clients d’un grand hôtel au son de ce genre de musique.
Désolée pour la qualité de l'image.
Prise de loin, et la nuit.  
Une statue, sur le Malecón



















Le samedi se tient - sur la place où se trouve la statue à la gloire des ânes*****-  un « Tianguis cultural ». De quoi donner aux touristes un "petit aperçu de Mexique ». Ce « Old town farmer’s market », en face du restaurant « The blue shrimp (sic) » rassemble une soixantaine d’artisans ou producteurs de la région, auxquels il donne la chance d'écouler leurs produits.
Quant au caractère authentique de la chose... 






En ce qui me concerne, ce qu’il y a encore de plus authentique - et de plus romantique - dans toute cette histoire, c’est ce que Mère Nature nous offre tous les soirs…



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**** Voir De fleurs en fleurs (20 janvier 2016)
***** Voir Un « Viego Vallarta » vibrant (5 février 2016)

2 commentaires:

  1. agradézcale mucho, me realmente gustan sus historias

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    1. Wow! Usted habla español muy bien. Bravissimo! Y gracias por sus felicitationes!

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