Cela fait plus de trois semaines que nous sommes à San
Miguel, et je n’en ai toujours pas parlé ici. Ce qui me retenait, c’est que je
n’avais pas fini de décrire Puerto Vallarta. Depuis, il y a eu aussi la
traversée de la Sierra Madre Occidental
et la visite de Guadalajara!
Tant de sujets dont le titre me trotte déjà dans
la tête : Une machine à remonter le
temps; Tortillas et mezcal; Un premier marathon; Tlaquepaque, plaque tournante de la
céramique; Quetzalcoatl et la sagesse
du serpent, etc.
AAARRGH! Il me faudrait des journées de 48 heures!
Bon, faisons fi de la chronologie et sautons à pieds joints vers San Miguel. Ce qui va m’aider, c’est que j’en avais déjà décrit pas mal d’aspects il y a deux ans. Ne soyez donc pas surpris si je vous y réfère. Je n’aborderai ici que quelques éléments, et bien superficiellement encore! On verra bien si la déesse « Discipline » m’octroiera le temps d’approfondir certains sujets plus tard.
Comme de raison, quand on remet les pieds quelque part, on a de petits coups de cœur par-ci, par-là. En voici déjà un.
Il y a deux ans, nous avions eu le cœur serré à la vue de dizaines de « chiens de toit » condamnés à passer leur vie entière sur quelques mètres carrés de béton . Ce système d’alarme vivant semble être à ce point typique de toute maison qui se respecte, qu’un propriétaire s’est cru obligé d’en avoir aussi. Mais – Oh! La bonne âme! – il (ou elle?) les a transformés en statues!
Et en voilà un autre, de coup-de-coeur…
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Cette année, aux galets qui mettent la plante des pieds à
rude épreuve, s’ajoute la pente. Car nous logeons sur les hauteurs de la ville.
Les ruelles pour aller au centre y plongent à pic. Au point qu’après quelques
expériences plutôt éprouvantes – à « serrer la mécanique » et
n’avancer qu’à pas de geishas – on préfère maintenant faire un détour par en
arrière et emprunter l’itinéraire des bus que nous prenons pour remonter chez
nous.
Autre avantage de passer par ce côté là : il y a des trottoirs! En pierres plates! Avec des marches!
Par contre, l’électricité
étant apparue par ici bien après le tracé des rues, la ville y donne préséance aux
poteaux électriques.
On n’a pu résister! Voici des photos qui pastichent celle prise il y a deux ans.
On n’a pu résister! Voici des photos qui pastichent celle prise il y a deux ans.
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| Coucou! À droite, le mur. À gauche, le rétroviseur du taxi! Attention à ton sac! |
Notre rue, Real de Xichu, est à cheval sur deux quartiers :
Ojo de Agua et Valle del Maiz, une petite coulée dans la crête que la ville a
prise d’assaut. Devoir monter des côtes à pieds, chargées de victuailles, ça motive à
trouver des alternatives. Les transports publics sont vraiment pratiques par
ici. On attend rarement plus de quelques minutes et cela coûte « des peanuts ».
Plusieurs lignes desservent le coin: certaines descendent directement en ville; d’autres empruntent le périphérique. Pour nous rendre à l’arrêt sur ce dernier, nous passons par un sentier de brousse, de quoi éviter « ces fichus galets ».
Où qu’on soit, il y a une façade, un clocher, une grappe de fleurs, un cadre de porte qui nous fait tourner la tête. Même si j’en ai déjà donné tout un aperçu il y a deux ans, je ne résiste pas à la tentation de vous en monter quelques exemples supplémentaires.
Pas surprenant qu’on organise par ici des stages pour photographes!
Plusieurs lignes desservent le coin: certaines descendent directement en ville; d’autres empruntent le périphérique. Pour nous rendre à l’arrêt sur ce dernier, nous passons par un sentier de brousse, de quoi éviter « ces fichus galets ».
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| L'adresse d'une maison Superbe fresque |
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| Deux jours après notre arrivée, les gens du quartier ont mis le feu aux broussailles entourant ce sentier. |
Autre aspect que nous retrouvons ici avec ravissement :
l’architecture. Où qu’on soit, il y a une façade, un clocher, une grappe de fleurs, un cadre de porte qui nous fait tourner la tête. Même si j’en ai déjà donné tout un aperçu il y a deux ans, je ne résiste pas à la tentation de vous en monter quelques exemples supplémentaires.
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Pas surprenant qu’on organise par ici des stages pour photographes!
Évidemment, nous avons aussi repris certaines de nos « anciennes habitudes » : le marché bio du samedi matin et les concerts de Pro Musica.
Dès notre première semaine, un quatuor à cordes, celui de Carloz Chavez, et la troisième, un opéra de Verdi, Le bal masqué. Une production locale ayant fait appel à une armée de bénévoles, témoignage de l’amour que les habitants de cette ville portent à la musique.
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| James, ex-chef du département des arts d'une école secondaire en Ontario |
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Comme je l'ai encore fait remarquer cette année(7), dès qu’on se trouve en milieu anglophone, les associations caritatives abondent(8). Les profits du concert d’hier soir iront à la « Children’s Art Foundation of San Miguel » (www.artedelosninos.org).
Comme communauté « d’expats » anglophones, San Miguel est dure à battre(9). Il y en a tellement, de « gringos » par ici, qu’on vient les poursuivre jusqu'ici quand il y a élections dans la mère patrie…
Et voilà pour la comparaison avec notre séjour d'il y a deux ans...
Cette année, nous avons
évidemment exploré de nouvelles avenues et entrepris quelques excursions,
dont une visite de la ville de Querétaro. Et demain, nous nous rendons au sanctuaire des papillons
monarques. Wow!
Il en sera certainement question ici.
À bientôt!
À bientôt!



















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