Hier,
avant de se quitter, j’ai demandé à Marie Orieux s’il existait une
communauté « francophone » à San Miguel, à l’instar de l’anglophone
qui nous accueille à bras ouverts depuis notre arrivée.
-
« Pas vraiment », nous dit-elle. « Et pas seulement à cause du
fait qu’on soit moins nombreux... »
À
son avis, ce serait plus fondamentalement une question d’attitude, ou même de
culture. Les « Français » se constitueraient rapidement quelques
groupes d’amis, et s’en trouveraient bien. Alors que les « Anglais »
auraient un sens plus aigu de la communauté, à laquelle ils se sentiraient
comme « redevables ».
Résultat
d’un genre de programmation mentale à la Baden Powell? Lui qui, au moment de
fixer les règles du scoutisme, intimait jusqu’aux plus jeunes de ses futurs
« disciples » d’accomplir au moins une BA par jour? Car cela se voit
effectivement partout où l’on va. Que d’œuvres basées sur le bénévolat autour
de nous! Dans ce blogue, n’ai-je pas déjà eu l’occasion de mentionner Via
Organica, Pro Musica et la Biblioteca publica?
Voici
qu’en revenant du marché de San Juan de Dios, nous nous faisons remettre dans
la rue, par trois jeunes manifestement non-mexicains, une invitation à une activité
de levée de fonds qui aura lieu dans quelques jours au profit de la
« Casa de los Angeles ».
-
« Mais c’est là où la fille - ou la petite-fille? - d’une de mes
connaissances est venue faire du bénévolat, il y a quelques années! »
s’exclame Donna.
À
quelques coins de rue de là, nous passons devant cette façade...
« Feed
the hungry - Cocina ». L’organisme qui chapeaute ce « Resto du cœur »
est manifestement de langue anglaise.
Nous
contournons le coin de la maison et tombons nez à nez avec trois jeunes filles qui sortent par
une de ses portes de côté. La blondeur de leurs cheveux et leur peau de
lait annoncent haut et fort une origine nordique : Deux Danoises et une
Suissesse. Elles logent là pendant leur séjour ici comme bénévoles à la garderie que cette ONG gère au profit de mères en situation difficile, mères
qui jusque là se voyaient obligées d’abandonner à eux-mêmes leurs enfants en
bas âge dans de lointaines banlieues, pendant qu’elles descendaient gagner
quelques sous en ville.
On se reverra certainement à l'activité de levée de fonds!

Lieve, question-réflexion: y-a-t’il une corrélation entre pays avec programmes socialistes/parties politiques socialistes et l’implantation de sociétés de bénévolat/d’ONG ? Plus de social politico-gouvernemental, moins de (variété) bénévolat ? Moins d’interventionnisme politique – publique – gouvernementale et plus de sociétés – groupes – communautés de bénévolat sociale ? Je pense entre-autre à la situation nord-américaine par rapport à l'Europe de l'Ouest.
RépondreEffacerJe ne pense pas. La France et la Grande-Bretagne ont tous deux connu des régimes socialistes/travaillistes et des régimes plus de droite. Il devrait alors y avoir des ressemblances, ce qui n'est pas le cas. Ce serait le fun de voir d'où ça vient, en effet...
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