mercredi 5 février 2014

De retour sur les bancs d’école!



Mardi 14 janvier

Ce matin, nous recevons « chez nous » Marie Orieux, une française installée depuis cinq ans à San Miguel, où elle enseigne le français. Mais il sera question d’espagnol.
Nous voulons en effet que quelqu’un nous explique les ressemblances et les différences entre les temps du passé dans ces deux langues. Cela nous prenait donc un enseignant bilingue. Et qui d’autre que notre Jo Sanders nationale nous trouva la perle rare!

Excellente initiative de notre part : nous faisions – évidemment – tout de travers. Dans chacune de ces langues, il y a un imparfait, un genre de passé simple et un passé composé. Et nous nous contentions de transposer... ce qui a du provoquer bien des sourires dans notre dos.
Grosso modo, le passé composé espagnol est utilisé tellement rarement au Mexique que, pour des débutantes comme nous, Marie nous a suggéré de l’oublier pour l’instant. Et de nous concentrer sur le passé simple. Ouille! Tant de verbes sont irréguliers dans cette conjugaison-là, qu’il faut quasiment les apprendre par cœur un par un. Le défi!
Pour l’imparfait, c’est la langue de Shakespeare qui peut nous venir en aide. Quand on peut dire en anglais : « I used to do this, but I am not anymore », l'imparfait est de mise en espagnol. Comme quoi, il y a des chevauchements entre toutes les langues...

Nous nous sommes quittées sur la promesse de lui envoyer chacune par courriel trois textes au passé dont elle corrigerait les verbes. Et ces devoirs, croyez-le ou non, c’est avec le plus grand des plaisirs que nous nous y soumettrons au cours des semaines prochaines.

Dîner et courses à Via Organica, de l'autre côté du centre-ville. Puis cap sur le centre-ville par le marché San Juan de dios. Que de pas on peut faire quand on est à pied!

En fin d’après-midi, c’est un cours d’un tout autre genre qui nous attend à la « Biblioteca publica » de San Miguel. Contrairement à ce que son nom pourrait faire croire, c’est une ONG! Une vraie fourmilière. Les arcades qui entourent le patio central servent d’incubateurs à tant de groupes d’intérêt qu’il serait fastidieux de les nommer tous : ne mentionnons que les cercles de lecture et les ateliers de peinture pour enfants, dont proviennent d’ailleurs les premières cartes postales que j’ai envoyées à mes « tout-petits » au Canada.

17h15 : temps de monter à l’étage au-dessus d’un deuxième patio plus petit qui, lui, sert de café-bistrot. Place à la danse! Au programme ce soir: la salsa. Un peu ambitieux, vu que la plupart des participants n’ont pas assez flirté avec les danses latines par le passé. Ou plutôt « participantes » vu que le nombre de ces dames dépasse de loin celui de ces messieurs. L’instructeur semble avoir pris des dispositions en conséquence : voilà qu’apparaissent plusieurs jeunes hommes qui nous serviront tour à tour de partenaire. Une heure trente d’activité physique intense : Ouf!
Quel plaisir par après que de voir se coucher le soleil depuis la terrasse...

Entre nos divers trajets et les pas de danse, nous aurons certainement marché une dizaine de kilomètres aujourd’hui...

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