mardi 18 février 2014

Enfants, attitudes et stéréotypes

Samedi 18 janvier

Samedi : jour du marché bio. Nous voilà parties, armées de nos sacs en toile, une pratique qui ne semble pas encore très implantée au Mexique, vu la réaction des marchands quand nous les leur présentons...
En passant devant l’Instituto Allende, un panneau nous rappelle qu’il s’y passe une foire artisanale. Pas possible comme on peut avoir de la chance! Dans son magnifique patio se retrouvent des artisans de toutes les régions du pays : du Chiapas et de Oaxaca au sud jusqu’au Baja California au Nord, en passant par Veracruz sur le Golfe et les Mayas du Yucatan.



Évidemment, on ne résistera pas! J’en sors avec une nouvelle chaîne en argent pour une une petite montre « pendentive » que Gilbert m’a offerte il y a belle lurette et qu’un horloger mexicain vient de réparer. Donna, quant à elle, après avoir passé une commande pour une magnifique céramique, a trouvé pour son petit-fils Léo un cadeau hors de l’ordinaire : une vraie poupée-garçon, avec sombrero, serape et sac en bandoulière! Rarissime chez nous... mais moins par ici? Car bien des papas mexicains, quand ils vont aux courses, n'hésitent pas à emmener avec eux une gamine ou un gamin, qu'ils portent fièrement sur leurs épaules ou dans les bras. Bravo pour le Mexique!

Vu qu’on parle d’enfants, si on parlait de cette levée de fonds que je vous annonçais il y a quelques jours, au profit de la garderie de la Casa de los Angeles.
L’activité à lieu à la « Casa de la Cuesta », un B&B qui porte bien son nom, juché tout en haut d’une « sapristi » de côte à monter. Mais quel édifice! Une enfilade de patios sur divers paliers, d’un luxe raffiné quoiqu’un peu ostentatoire : céramiques dans les escaliers et sur les murs, lustres scintillants, statues à droite et à gauche (dont certaines à tête de morts - un leitmotiv dans l’artisanat. mexicain) et masques en tous genres suspendus aux murs. Nous apprendrons bientôt pourquoi...




Margaritas gratuites, petits fours et hors d’œuvres à profusion, musique « live » par un groupe de bénévoles : on n’a pas ménagé les moyens... Pas surprenant : ici, les clients payent 165 $ US la nuit : un bon public-cible pour du mécénat!

Les « serveurs et serveuses » sont les jeunes que nous avions rencontrés dans la rue. Le gars est américain, les filles suédoises et suisse, à l’exception d’April qui, contrairement à ce que pourraient faire croire ses traits extrême-orientaux, est originaire de Seattle dans l’état de Washington. Elle-même bénévole, elle est la responsable de l’accueil et de l’encadrement des bénévoles, dont le roulement est rapide : certains ne sont là que pour trois semaines, d’autres pour six, rares sont ceux qui restent plusieurs mois. En effet, la plupart sont encore étudiants : « les devoirs » les rappellent!


Le mouvement accorde beaucoup d’importance au respect de la personne. La garderie étant gratuite, pour éviter de donner aux mères l’impression qu’on leur fait la charité, chacune d’entre elles est invitée à contribuer quelques heures par semaine à son fonctionnement : nettoyage, cuisine, etc. Plusieurs d’entre elles sont d'ailleurs présentes ici : coups de main à la cuisine, à la billetterie, à la vente d’articles en tous genres...


Une initiative louable. Combien d’enfants n’avons-nous pas vus, laissés à eux-mêmes le long d’un trottoir, pendant que Maman et Papa travaillent dans l’atelier d’à côté?


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