De bon matin, nous voilà au coin des rues Aguacate et Carranza, d'où part le bus pour El Tuito, terminus de la ligne qui passe devant ce jardin, situé à quelques 30 km. de la ville.
Wow! Il en a déjà vu d'autres, ce bus! On se demande si le plafond partiellement en bois est encore celui d'origine - auquel cas le bus daterait de Mathusalem! - ou s'il est le résultat de fignolages récents comme en témoigne le panneau coulissant de ma fenêtre qui, lui, a été remplacé par du contreplaqué couvert de ruban adhésif. Les fauteuils sont si fatigués que leur dossier ne tient plus qu'en position dodo... Voyage tout confort!
La mer défile à droite, d'un bleu à vous faire vouloir sauter dedans. Ici, la montagne tombe directement dans la mer. Malgré tout, une quantité assez phénoménale d'hôtels ont réussi à s'implanter le long de la côte. Au cours des premiers kilomètres, de hauts immeubles blancs ou écrus se disputent le titre du plus luxueux ou du plus moderne: petites tourelles, escaliers de secours en colimaçons, claustras en tous genres, balcons débordant de bougainvilliers...
Plus loin, la route contourne parfois les collines par en arrière; on passe alors par de petits villages animés. Puis, on s'enfonce carrément dans l'arrière pays. Débarquement dans une vallée encore complètement boisée : nous voici arrivées.
Recommandation à l'entrée: du chasse-moustiques!
Ce qui me rappelle ma surprise quand j'ai réalisé, en arrivant, que notre appartement n'avait pas de moustiquaires... Même au Canada, on en a. Et ici, on est sous les tropiques! Paraît qu'on n'en a pas besoin à Puerto Vallarta. Et effectivement, aucun "zzzzzzz" n'est encore venu m'énerver la nuit.
Premier arrêt: le pavillon des orchidées.
De là, on quitte l'allée pavée pour nous enfoncer dans la jungle où nous attendent des arbres trop géants pour pouvoir les capturer en photo ainsi qu'une myriade de plantes qui se plaisent à leur ombre: des lianes, dont le vanillier, des fougères à l'allure d'arbres et des arbustes, dont le cacaoyer et le caféier.
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| Confortablement installée à la fourche de deux branches |
Au sortir du sentier, une romantique tonnelle et deux bancs de pierre: de quoi s'asseoir sans faire de bruit, pour ne pas effaroucher les papillons qu'attirent ici, non seulement de jolies fleurs, mais aussi des contenants expressément remplis de sable humide où ils viennent se désaltérer.
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| Fleurs pendant du toit de la tonnelle, pour appâter les papillons |
À gauche, on se rend au centre des visiteurs. Au rez-de-chaussée, un grand hall s’ouvre de trois côtés sur le magnifique paysage.
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| Donna croque un bougainvillier |
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| Si tu vis jusqu'à cent ans Je voudrais vivre cent ans moins un jour, Pour ne jamais avoir à vivre un jour sans toi. |
C’est ici aussi qu’on trouve un petit auditorium, une piscine pour les plantes aquatiques et une exposition de plantes indigènes. Je regrette un peu n'avoir pas vu plus de plantes "comestibles": papayers, goyaviers, manguiers, bananiers, cocotiers, avocatiers, plants d'ananas... Peut-être qu'il ne s'agit pas d'une priorité ici, vu qu'on peut les voir dans les potagers? Ou que cela viendra plus tard? Le jardin n'a en effet encore que dix ans...
Je suis donc d'autant plus contente quand on tombe sur un arbre portant un de mes fruits préférés quand j'étais petite, au Congo. On les appelait "cœur de bœuf" pour leur forme, mais Google m'apprend qu'il s'agit en fait du fruit du jacquier...
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| Gros comme des pastèques, les jacques sont couverts d'épines |
Sur le chemin du retour, le long de l'allée, on repère quelques-unes des plantes tropicales qui égaient nos intérieurs canadiens.
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Et pour terminer en beauté, le Jardin nous propose de leur faire de la publicité sur Facebook, à l'aide d'un panneau créé à cet effet. Ce que nous nous empressons de faire!
















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